La carte du coronavirus dans le monde Alors que de nombreux pays prennent progressivement des mesures pour limiter la propagatio...
Alors que de nombreux pays prennent progressivement des mesures pour limiter la propagation du coronavirus, le bilan ne cesse de s'alourdir chaque jour avec un nombre croissant de personnes infectées par le Covid-19 et de décès liés au virus en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie, au Portugal, en Angleterre... On compte au total plus de 182 000 cas de coronavirus détectés dans le monde et plus de 7 000 morts. En Europe, c’est l'Italie qui est le pays le plus touché avec 30 000 personnes testées positivement et 2 158 morts répertoriés ce mardi 17 mars au matin.
Coronavirus en France
Le bilan du coronavirus Covid-19 de l'agence nationale de santé publique, Santé Publique France continue de s'alourdir en France avec 6 633 cas confirmés, 148 décès, et 400 malades sont dans un état grave. Afin de limiter la propagation du virus dans le pays, le Président de la République a annoncé hier soir des mesures de confinement. Dès ce mardi 17 mars à midi, les Français doivent limiter leurs déplacements au stricte nécessaire et avoir sur eux lorsqu'ils sortent une attestation de déplacement, sous peine de sanctions. Les principales zones touchées sont la Corse, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Ile-de-France, les Hauts-de-France et l'Auvergne-Rhône-Alpes.
Coronavirus en Italie
L'Italie a dépassé la barre des 2000 morts en début de semaine. Ont été répertoriés 2 158 décès très exactement, avec 349 morts dans les dernières 24 heures, selon le bilan publié lundi soir. 1420 personnes sont mortes en Lombardie au nord, dans les environs de Milan. Et le nombre de contaminations continue de croître sans ralentissement avec 3200 cas positifs supplémentaires en une seule journée. L'Italie compte désormais presque 28 000 cas confirmés.
Coronavirus en Espagne
En Espagne, le nombre de cas a brutalement augmenté. Dimanche 15 mars, les autorités ont annoncé 2 000 nouveaux cas et une centaine de décès en plus en 24 heures. Au total, on dénombre 9 942 personnes infectées et 342 morts. La municipalité de Madrid a pris des mesures fortes pour mettre fin à la propagation du virus. Les citoyens ont interdiction de sortir se promener, rendre visite à de la famille ou des amis, sortir faire du sport, rester avec des amis en aucun lieu, rendre visite à un voisin et fêter un anniversaire. D'autre part, le gouvernement espagnol a annoncé ce lundi mars la fermeture de ses frontières terrestres.
Coronavirus en Allemagne
La situation en Allemagne continue de s'aggraver également. Le pays compte 7 272 personnes infectés par le coronavirus et 17 morts selon le dernier bilan. Depuis le début de semaine, Angela Merkel a pris des mesures et a décidé de fermer la frontière avec la France, la Suisse et l'Autriche.
Coronavirus en Chine
Alors que le nombre de cas augmente en Europe, situation s'inverse en Chine, où le nombre de nouvelles personnes infectées par le coronavirus n'augmente presque plus dans le pays. Le virus a contaminé au total 67 799 personnes en Chine et a fait 3 111 mort en deux mois.
Coronavirus au Portugal
Selon le dernier bilan, 331 cas de coronavirus ont été détectés au Portugal. Un seul décès lié au virus est à déplorer. Depuis vendredi 13 mars, le pays est en état d'alerte, le Premier ministre Antonio Costa a annoncé la fermeture des écoles et la limitation de l'activité des bars, restaurants, discothèques ou centres commerciaux.
Coronavirus au Royaume-Uni
Le gouvernement britannique est très critiqué par le reste des pays européens pour sa position prise d'"immunité collective" face au coronavirus. Il revoit son positionnement et prévoit le confinement des personnes de plus de 70 ans. Le pays compte 1 543 personnes infectées par le virus et 55 décès.
Coronavirus au Maroc
Le Maroc, encore très peu touché par le coronavirus compte 37 cas de coronavirus, virus qui a fait un mort. Le gouvernement a très rapidement pris des mesures pour empêcher la propagation de l'épidémie sur son territoire. On peut citer la suspension des liaisons aériennes avec l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal. Tous les rassemblements publics de plus de 50 personnes ont également été interdits. La 19e édition du festival marocain "Mawazine rythmes du monde", prévue du 19 au 27 juin prochain, est ACAN
Coronavirus en Grèce
La Grèce compte à ce jour 352 cas de coronavirus et 4 morts. La dernière victime en date est un homme de 53 ans, la plus jeune victime du pays. Le gouvernement a pris des mesures pour continuer à limiter la propagation du virus. " Pour diminuer la propagation du virus dans notre pays, nous avons décidé de la fermeture de tous les centres commerciaux, de tous les cafés, bars, cafétérias, restaurants, des bibliothèques, des musées, des sites archéologiques, des centres sportifs, des centres d'esthétique ", a expliqué vendredi 13 mars le porte-parole du ministère de la Santé, Sotiris Tsiordas. La police a procédé à 96 arrestations de personnes qui ne respectaient pas les consignes
COVID-19 cases in the United States by date of illness onset, January 12, 2020, to March 16, 2020, at 4pm ET (n=1,295)**
** Does not include cases among persons repatriated to the United States from Wuhan, China and Japan; does not include U.S.-identified cases where the date of illness onset has not yet been reported.
Tout savoir sur les infections respiratoires à coronavirus
Apparue en Chine fin 2019, la maladie Covid-19 est causée par le SARS-CoV-2, un virus qui appartient à une grande famille, les coronavirus. Très fréquents, ils peuvent aussi bien provoquer un simple rhume qu’une grave infection respiratoire de type pneumonie, à l’origine d’épidémies mortelles comme ce fut le cas avec le Sras ou le Mers et maintenant avec le Covid-19. Symptômes, transmission, nombre de cas, mesures de prévention. On fait le point.
Les coronavirus, qui doivent leur nom à la forme de couronne qu’ont les protéines qui les enrobent, font partie d’une vaste famille de virus dont certains infectent différents animaux, d'autres l'homme. Ils sont susceptibles d’être à l’origine d’un large éventail de maladies. Chez l’homme, ces maladies vont du rhume banal à une infection pulmonaire sévère, responsable d’une détresse respiratoire aiguë.
Les coronavirus à l’origine d’épidémies mortelles
Sur le sujet, l'Inserm rappelle que deux épidémies mortelles sont déjà survenues au 21e siècle, impliquant des coronavirus émergents, hébergés par des animaux et soudain transmis à l’homme :
- le SRAS-CoV (2002-2003), ou coronavirus à l’origine d’un syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), apparu en Chine : plus de 8 000 cas ont été recensés dans 30 pays et 774 personnes sont décédées (soit près de 10% de mortalité).
- le MERS-CoV (2012-2013), ou coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient, ainsi appelé car il a été détecté pour la première fois en Arabie saoudite. 1 589 cas et 567 décès dans 26 pays ont été enregistrées (soit un taux de mortalité d’environ 30%).
La troisième épidémie mortelle est celle liée au SARS-CoV-2, apparu en Chine en décembre 2019. Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues sur un marché local, à Wuhan, dans le province de Hubei. Sur le plan virologique, le SARS-CoV-2 est très proche du SRAS-CoV, c'est pourquoi il a été placé dans la même espèce de coronavirus (suivi du chiffre 2 pour le distinguer du précédent).
Les coronavirus sont d’origine animale : une espèce ("réservoir") héberge un virus sans être malade et le transmet à une autre espèce, qui le transmet ensuite à l'homme. Dans les cas du SRAS-CoV et du MERS-CoV, l'animal réservoir était la chauve-souris. Comme l’explique l’Inserm, « le virus est asymptomatique chez cet animal. Un hôte intermédiaire est donc nécessaire à la transmission de ces virus à l’homme : la civette palmiste masquée pour le SRAS-CoV, vendue sur les marchés et consommé au sud de la Chine, et le dromadaire pour le MERS-CoV. »
En ce qui concerne le SARS-CoV-2, le réservoir pourrait également être la chauve-souris. Début février, une équipe de chercheurs chinois de l'université d’agriculture du sud de la Chine a estimé que le chaînon manquant pourrait être le pangolin, un petit mammifère à écailles, en voie d'extinction. Mais la prudence est de mise, en attendant une confirmation définitive. Le virus passerait chez l’homme via les sécrétions animales, dans des conditions particulières qui restent à identifier.
Une transmission interhumaine
Les coronavirus SRAS-CoV, SARS-CoV-2, et le MERS-CoV se transmettent non seulement de l’animal à l’homme mais aussi d’homme à homme. En ce qui concerne la maladie Covid-19 (anciennement appelée 2019-nCoV) due au SARS-CoV-2, celle-ci se transmet par les postillons (gouttelettes de salive) projetés en toussant ou en éternuant. Il faut donc des contacts étroits et prolongés pour la transmettre (famille, même chambre d’hôpital ou d’internat) ou avoir eu un contact à moins de 1 mètre du malade, en l’absence de mesures de protection efficaces.
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Un des facteurs de transmission les plus importants semble être le contact des mains avec des surfaces infectées puis avec la bouche, le nez ou les yeux. En fonction des températures et du taux d'humidité, le virus peut survivre quelques heures, voire quelques jours, sur diverses surfaces si elles ne sont pas désinfectées. Des études sont en cours pour préciser ces données.
C'est pourquoi il est essentiel d'éviter de se toucher les yeux, le nez ou la bouche (qui sont des portes d'entrée possibles du virus dans votre organisme) avec des mains sales. Les mesures dites "barrières" sont donc indispensables pour limiter l'impact du virus : se laver fréquemment les mains avec du savon ou du gel hydroalcoolique, éternuer ou tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, ne pas se serrer la main, ne pas faire la bise pour dire bonjour…
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Les symptômes les plus courants du virus sont la fièvre et une toux sèche. Certaines personnes peuvent également souffrir de courbatures, de maux de tête, d’une sensation d'oppression ou d’essoufflement. Ces symptômes évoquent une infection respiratoire aiguë ou des anomalies pulmonaires détectables radiologiquement. Dans les cas plus graves, l'infection peut provoquer "une détresse respiratoire, une insuffisance rénale aiguë, voire une défaillance multiviscérale pouvant entraîner la mort", indique le ministère de la Santé.
Pour rappel : la maladie reste bénigne dans 80 % des cas ; elle est grave dans environ 15% des cas et critique dans 5% des cas. Les chercheurs estiment que le taux global de mortalité du virus est d'environ de 2 à 4%, avec des disparités selon les pays. Soit un taux supérieur à celui du virus de la grippe qui tue une personne sur mille (0,1%). Certains patients présentent également une forme asymptomatique du virus : ils sont porteurs du virus, sans en déclarer les symptômes, mais ils sont contagieux et peuvent le transmettre.
Compte tenu du fait que les symptômes du Covid-19 peuvent être confondus avec ceux d'une grippe, le seul moyen de confirmer le diagnostic est d'effectuer un test biologique par prélèvement naso-pharyngé. Le résultat s'obtient généralement en 3 ou 5 heures. Au stade 3 de l'épidémie en France, ce test n'est plus systématique et pourra être disponible en laboratoire de ville (plus seulement en établissement de santé de références).
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Les vaccins contre la pneumonie , comme le vaccin antipneumococcique et le vaccin contre Haemophilus influenza type B (Hib), ne protègent malheureusement pas contre le coronavirus. Le Covid-19 est tellement nouveau et spécifique qu'il faut élaborer un vaccin qui lui est propre. Des dizaines d'essais cliniques sont actuellement en cours. Selon un chercheur de l'Institut Pasteur sur RTL, des prototypes sont testés sur les souris depuis le 11 mars.
En temps normal, le cycle de développement d’un vaccin prend plusieurs années. Toutefois dans le contexte actuel, les entreprises accélèrent le rythme de leurs recherches et raccourcissent les délais de mise au point.
Y a-t-il des personnes à risque de développer une forme plus sévère de la maladie ?
Les informations disponibles suggèrent que le virus peut causer des symptômes similaires à ceux d’une grippe modérée, mais aussi des symptômes plus graves. Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant des maladies chroniques pré-existantes (hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies hépatiques, maladies respiratoires...) semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées et immunodéprimées.
Les patients atteints de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) seraient particulièrement vulnérables. Une étude parue fin février dans la revue Jama indique également que les hommes pourraient être plus impactés par le virus.
Les enfants de moins de quinze ans seraient peu susceptibles de déclencher une forme sévère de coronavirus. Comme l'a souligné le Pr Matthieu Revest, infectiologue, lors d'une intervention à l'université de Rennes 1, il y a eu 0% de décès chez les moins de 15 ans dans une étude portant sur les 72 000 premiers cas chinois. Mais, rappelons-le : même s'ils présentent des formes moins graves, voire asymptomatiques, ils sont contaminants.
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Le traitement est dit symptomatique (il vise à soulager les symptômes) : médicaments contre la fièvre (paracétamol)… Dans les formes sévères, les personnes malades peuvent recevoir des antibiotiques lorsqu'une co-infection bactérienne est présente, être mises sous assistance respiratoire…
Les anti-inflammatoires déconseillés
Pour faire baisser la fièvre, le ministère de la Santé déconseille de débuter un traitement à base d'anti-inflammatoires (ibuprofène, cortisone…) ou d'aspirine : la prise de ce type de médicaments "pourrait être un facteur d'aggravation de l'infection". La prise de paracétamol doit être privilégiée.
Les personnes déjà sous anti-inflammatoires en raison d'une maladie chronique ne doivent pas interrompre leur traitement sans avis contraire de leur médecin.
Pour rappel, la prise de paracétamol ne doit pas dépasser 60 mg/kg/jour chez l'enfant, 3 g par jour chez l'adulte. "En cas de surdosage, il peut entraîner des lésions graves du foie irréversibles.
Quatre combinaisons thérapeutiques sont en cours de tests
La recherche pour trouver un traitement efficace s'intéresse aussi bien aux médicaments ayant fait leurs preuves dans le traitement d'autres maladies, notamment virales, qu'au développement d'un médicament antiviral spécifique au Covid-19.
En France, un essai clinique promu par l'Inserm va être mis en place (annonce du 11 mars) pour "évaluer et comparer quatre combinaisons thérapeutiques : le remdesivir (un antiviral qui a fait l’objet d’un développement clinique dans la maladie à virus Ebola), le lopinavir, la combinaison lopinavir et interféron, chacun associé aux traitements non spécifiques et symptomatiques, et enfin les traitements non spécifiques et symptomatiques". Quelque 3 2OO personnes participent à cet essai, dont 800 en France.
Combien de personnes sont touchées par le Covid-19 ?
Dans le monde
Selon les chiffres du 16 mars, près de 167 414 cas (dont 54 425 en Europe) ont été recensés, et 6 507 personnes sont décédées (dont 2 337 en Europe), essentiellement en Chine où l'épidémie semble dorénavant maîtrisée. Au total, 155 pays et territoires répartis sur cinq continents sont désormais impactés par l’épidémie. Les pays les plus touchés, hors Chine, sont l'Italie, l'Iran, la Corée du Sud et l'Espagne. Le virus est désormais qualifié de pandémie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Pour suivre l'évolution en temps réel de l'épidémie : consulter cette carte interactive.
En France
La France est le septième pays le plus touché par l'épidémie dans le monde. Le dernier bilan fait état de 6 633 personnes contaminées au nouveau coronavirus SARS-CoV-2, un chiffre probablement sous-estimé dans la mesure où le dépistage des cas suspects n'est plus systématique. Depuis que les premiers cas ont été détectés sur le territoire, 148 patients sont décédés.
Les régions les plus touchées en métropole sont :
- Ile-de-France : 1 762 cas ;
- Grand-Est : 1 543 cas ;
- Auvergne-Rhône-Alpes : 618 cas ;
- Hauts-de-France : 585 cas ;
- Bourgogne-Franche-Comté : 507 cas ;
- Provence-Alpes-Côtes-d'Azur : 405 cas.
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La France est désormais au stade 3 de l'épidémie. Depuis le discours du président de la République lundi 16 mars, elle est placée à compter du mardi 17 mars 12h en confinement pour une durée minimale de deux semaines. Tout Français amené à se déplacer doit présenter un document attestant sur l'honneur le motif du déplacement. Ce document est téléchargeable sur le site du ministère de l'Intérieur ou peut être rédigé sur papier libre.
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Cette mesure vient s'ajouter à celles déjà en vigueur :
- fermeture, depuis le samedi 14 mars minuit et jusqu'à nouvel ordre, de tous "les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays" : restaurants, cafés, cinémas, commerces non alimentaires… Les pharmacies, les banques, les stations essence, et les bureaux de tabac et de presse restent ouverts.
- fermeture des crèches, écoles, collèges et universités depuis le lundi 16 mars ;
- report des opérations non urgentes dans les hôpitaux ;
- incitation au télétravail et mise en place de mesures exceptionnelles de chômage partiel ;
- interdiction des visites dans les Ehpads (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les unités de soins de longue durée.
- fermeture, depuis le samedi 14 mars minuit et jusqu'à nouvel ordre, de tous "les lieux recevant du public non indispensables à la vie du pays" : restaurants, cafés, cinémas, commerces non alimentaires… Les pharmacies, les banques, les stations essence, et les bureaux de tabac et de presse restent ouverts.
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- interdiction des visites dans les Ehpads (Établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) et les unités de soins de longue durée.
Les pharmacies peuvent produire et vendre leur propre solution de gel hydro-alcoolique dont le prix est encadré par un arrêté. Elles sont exceptionnellement autorisées jusqu'au 31 mai 2020 à renouveler une ordonnance périmée dans le cadre d'un traitement chronique (arrêté à effet immédiat publié au Journal officiel le 15 mars 2020).
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Le plan blanc pour les hôpitaux et le plan bleu pour les EHPAD, qui impliquent la mobilisation exceptionnelle des ressources médicales, sont activés. La Réserve sanitaire a été mobilisée pour faire face à l’épidémie. L’Ordre des médecins, l’Ordre des infirmiers et Santé Publique France ont appelé médecins et infirmiers qui le peuvent à la rejoindre.
Quelle est la procédure de prise en charge des patients en France ?
Depuis mi-février, la France a renforcé son dispositif de prise en charge. La progression du virus est telle qu'elle implique une réorganisation du système de soins pour accentuer la prise en charge à l'échelle locale. Les modalités de prise en charge des cas suspects ont évolué depuis la mise en place du confinement renforcé.
En cas de symptômes
Une personne qui présente des symptômes suspects sans gravité (elle tousse et/ou a de la fièvre) doit dorénavant appeler son médecin avant de se rendre à son cabinet. Elle peut aussi bénéficier d'une téléconsultation. Dans cette optique, les règles de télémédecine ont été assouplies. Il n'est plus nécessaire d'avoir consulter son médecin traitant au cours des 12 mois précédents avant de réaliser une consultation à distance. Un médecin peut désormais voir un patient en téléconsultation et, s’il a un doute sur le diagnostic, se déplacer. Il ne faut plus appeler le Samu.
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L'appel au Samu(15) est en effet réservé uniquement aux personnes présentant des symptômes graves( elle tousse et a de la fièvre, a du mal à respirer et/ou a fait un malaise).
L'obligation de dépistage systématique a été levée. Seuls les patients présentant des signes sévères ou les résidents d'établissements médico-sociaux ou encore les soignants y restent soumis.
Si l'infection est avérée, les patients “sans gravité” (80% des malades) restent confinés chez eux et sont suivis par leur médecin généraliste.
Les patients "à risque" continuent à être pris en charge à l'hôpital. “Ce dispositif vise à ne pas saturer les capacités d'hospitalisation des établissements de santé ”, indique le guide méthodologique ministériel à destination des professionnels de santé.
Une page d'information officielle mise en place par le gouvernement est alimentée quotidiennement
➡️ www.tchatchioff.com
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